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sept 08 2009

JACQUES LACOMBLEZ, AUBES ET CRÉPUSCULES

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Resté aussi mystérieusement que scandaleusement dans l’ombre des vedettes du “surréalisme wallon” - selon l’expression consacrée - les occasions de voir les œuvres de Lacomblez hors de Belgique sont devenues rares, surtout dans un contexte d’exposition personnelle. Refus des compromis, rejet des modes. L’obstinée rigueur a un prix ! Notons donc en lettres d’or sur nos agendas :

« Tableaux et œuvres sur papier » du 11 septembre au 13 novembre 2009
Galerie nuitdencre 64
64, rue Jean-Pierre Timbaud
75011 Paris

Vernissage le vendredi 11 septembre de 19H à 22H
http://inknight.free.fr/

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« Maints crépuscules » du 16 septembre au 10 octobre 2009
Galerie Quadri
105, avenue Reine-Marie-Henriette
1190 Bruxelles

Vernissage le mercredi 16 septembre à 18H30
www.galeriequadri.be

A l’occasion de ces expositions, seront présentées deux nouveaux livres illustrés de sa main :

Roger Brielle, Mémoire des feuilles
Guy Cabanel, Dans la roue du paon

et un nouveau recueil de ses propres poèmes :

Jacques Lacomblez, La nuit défénestrée

Apothéose : dès le 9 octobre, le musée de Saint-Brieuc présentera une importante rétrospective Lacomblez, soit plus de cinquante ans de création ! Bientôt, plus d’informations ici même…

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Pour une biographie détaillée :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lacomblez

juin 28 2009

De haute lisse

arbre-sefirotiqueLa poésie est à géométrie variable : aucun rapport de proportionnalité entre poids et taille, entre matière et couleur d’un ouvrage. Entomologiste du surréalisme, l’éditeur Les loups sont fâchés a choisi la légèreté des élytres soigneusement arrachées à des insectes souvent rares, des ailes de papillons de nuit ou de jour à peine moins légers que l’air, des carapaces qui luisent d’un orient parfois inquiétant, des plumes odorantes… Le résultat : une fête multicolore de vingt et une plaquettes, toutes en longueur et en ardeur, élégantes, un festin de textes enluminés dont les convives sont Guy Cabanel en « robe de flammes », Anne-Marie Beeckman en « manteau de taupe », Jacques Abeille en « bête louche », Vincent Bounoure en « oiseau égaré », Pierre Peuchmaurd en « loup de ciel », Ghérasim Luca en « chat double »… parmi d’autres pour les dessins, découpages, collages et confettis, on rencontre la bête amoureuse de Jean Benoît, les bêtes microscopiques de Jacques Lacomblez, celles en cristal de Jacques Hérold, les chimères de Ted Joans, les bouches ouvertes de Georges-Henri Morin, quelques squelettes de Jorge Camacho… dans l’ordre d’apparition pour le plus grand désordre des sens et j’en oublie volontairement car la liste est aussi longue qu’essentielle. L’Envers du réel n’est pas seulement une collection des éditions Les loups sont fâchés, L’Envers du réel est une des régions de ce domaine menacé de l’édition où l’exigence règne encore.

Marie-Laure MISSIR

Juillet 2007